L’intelligence artificielle menace-t-elle nos emplois ?

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L’intelligence artificielle (IA) se définit comme étant des programmes ou des robots capables de réfléchir par eux-mêmes au-delà de leur programmation initiale.

Crédit Jirsak

Cette nouvelle branche de la technologie informatique, actuellement en plein essor, a depuis toujours nourri l’imaginaire des humains à travers la littérature et le cinéma. On n’a qu’à penser aux nombreux films tels que La Matrice et Terminator ou aux récits d’Isaac Asimov.

Bien que certaines études sur l’IA prévoient des scénarios sombres, celle de l’OCDE, parue en 2018, anticipe plutôt des transformations liées à l’emploi, sans pour autant entrainer une hausse importante du taux de chômage.

On estime que 14 % des postes actuels présenteraient un haut risque d’automatisation, notamment les professions peu qualifiées qui comportent des tâches répétitives. Les personnes moins scolarisées, autant les jeunes que les plus âgées, seraient les plus pénalisées par cette automatisation.

On voit présentement l’IA gagner du terrain dans les salles de nouvelles, en générant des articles sur les résultats sportifs, ou encore dans les services gouvernementaux, en traitant des demandes de visa.

Mais, ce sont surtout les géants du Web et du partage de données qui s’y intéressent pour l’instant. Or, ces entreprises sont souvent peu, voire non taxées, ce qui pose un réel défi politique et fiscal. Il est aussi envisagé que le déploiement de la technologie de transmission cellulaire 5G accélérera l’adoption de l’IA et de l’automatisation dans différents secteurs de l’économie. Il faudra s’assurer que la répartition de la richesse découlant du développement de l’IA est équitable.

Enfin, nous pouvons retenir que selon de nombreux experts et expertes, plusieurs aspects des impacts des avancées de l’IA sur la vie quotidienne et sur nos sociétés demeurent toujours inconnus, faute de recherches.

Un comité sur les nouvelles technologies au SCFP

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) a mis sur pied un comité sur les nouvelles technologies dans le but de surveiller le développement de l’IA et d’autres technologies comme la 5G, la virtualisation des serveurs et l’automatisation. « En tant que personnes syndiquées, nous serons toutes et tous confrontés à l’une ou l’autre de ces avancées technologiques à plus ou moins long terme. Il faut les connaitre pour pouvoir influencer les pouvoirs publics, prévenir des mises à pied et négocier des conditions de travail adaptées à ce nouveau contexte », affirme le président par intérim du Conseil provincial du secteur des communications du SCFP, Tulsa Valin-Landry.