Décès de trois signaleurs routiers en trois mois

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Combien de temps encore avant que la prévention soit prise au sérieux au Québec ?

L’automne dernier trois autres signaleurs routiers sont décédés au Québec, dont un membre de la section locale 8922 du Syndicat des Métallos en Beauce. Cette avalanche de décès sur les chantiers routiers au Québec survient alors que le gouvernement tarde à étendre à tous les milieux de travail les mécanismes de prévention en matière de santé et de sécurité du travail.

« Les enjeux de sécurité chez les signaleurs routiers sont grands. Les conducteurs sont tellement habitués aux cônes orange qu’ils n’adaptent plus autant leur conduite. Les employeurs et les donneurs d’ouvrage qui font appel aux compagnies embauchant des signaleurs routiers doivent assumer leur responsabilité et assurer la sécurité des travailleurs sur les chantiers. C’est une responsabilité partagée », fait valoir le président de la section locale 8922 des Métallos Patrick Pellerin.

Malheureusement, le secteur de la sécurité ne bénéficie pas de la présence de représentants à la prévention et d’un comité de santé et sécurité auquel participent les travailleurs et les travailleuses. Seuls 11,6 % des travailleurs sont visés par les 4 mécanismes de prévention prévus à la LSST. « Combien de décès faudra-t-il encore avant qu’on prenne au sérieux la prévention au Québec ? Ça passe par l’implication des travailleurs et des travailleuses : ils connaissent le travail, ils connaissent les risques et sont les mieux placés pour proposer des solutions », insiste le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau.