Un camp de formation jeune et vert!

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Camp des jeunes
Photo: Eric Demers

Une centaine de jeunes syndicalistes se sont réunis du 18 au 20 septembre à la Station touristique Duchesnay à l’occasion du traditionnel Camp de formation des jeunes de la FTQ. Cette 17e édition était entièrement consacrée à la question climatique et à la transition juste dans les milieux de travail.

Le sujet a suscité beaucoup d’intérêt de la part des jeunes présents. Il était clair pour eux que ce serait leur génération et celles qui les succèdent qui subiront les conséquences des changements climatiques. Tout le monde était d’accord ; il y a urgence d’agir. C’est notamment dans les milieux de travail qu’il faut commencer la transition écologique. Plusieurs idées sont ressorties lors des échanges en ateliers, notamment celle de compenser systématiquement notre empreinte carbone, entre autres lors d’activités syndicales. Pour les jeunes présents, pour que la transition énergétique soit juste, elle doit être inclusive et ne laisser personne en marge.

Plusieurs conférenciers se sont adressés aux participants et participantes, notamment Patrick Bonin de l’organisation Greenpeace. Ce dernier a mis la table en exposant l’état des lieux; un portrait des changements climatiques qui a fait des remous. On apprenait entre autres que le Canada était loin d’être un modèle en matière de lutte contre les changements climatiques. Selon un rapport d’Environnement Canada, le pays se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Mince consolation du côté du Québec, qui a réussi à atteindre son objectif en réduisant ses émissions de 6 % en 2012 et qui a haussé la barre à 20 % d’ici 2020.

Le dérèglement climatique n’affecte pas tout le monde de manière égale. André-Yanne Parent, directrice générale de l’organisme Projet de la réalité climatique Canada, nous a parlé de l’impact de ce dérèglement plus particulièrement sur la population autochtone. Elle a exposé très clairement que ce sont les populations les plus marginalisées et les groupes les plus précaires qui en subiront les plus graves conséquences. Il ne suffit qu’à penser à la difficulté d’accès à l’eau potable qui reste, encore aujourd’hui, un enjeu pour plusieurs communautés autochtones.

Eddy Perez de l’organisme Réseau Action Climat du Canadaa, quant à lui, exposé les conséquences économiques des changements climatiques et les sérieux virages que devront faire certains secteurs d’activités pour y faire face. Les participants et les participantes ont ensuite eu l’occasion d’entendre Odrey Robillard du Fonds de solidarité de la FTQ qui a parlé de la responsabilité des institutions financières dans la crise climatique.

Sur une note plus légère, les jeunes ont eu la chance de participer à une activité d’improvisation sur le thème de l’environnement et du syndicalisme avec la Ligue Nationale d’Improvisation du Québec (LNI). Six courageux participants et participantes se sont prêtés au jeu et ont fait délirer l’audience !

Il n’y a pas de doute, la relève syndicale est brillante, dynamique et écologiste !

Un remerciement particulier à la Caisse Desjardins des Travailleuses et Travailleurs unis qui a permis à l’évènement d’être écoresponsable en assurant le financement de la compensation carbone. Cela permettra de reboiser le nombre d’arbres équivalent à tous les déplacements des participants et participantes au Camp.