Une journée bien remplie!

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Photo Daniel Malette

Le 6 octobre dernier, 250 personnes se sont réunies pour discuter des enjeux d’application du régime intérimaire et réfléchir ensemble aux solutions possibles afin d’assurer la prise en charge de la prévention en santé et sécurité du travail dans nos milieux de travail.

Tout au long de la journée, Geneviève Baril-Gingras, professeure titulaire à l’Uni­versité Laval, a partagé les résultats de ses recherches sur l’action syndicale et la prévention, alors que Serge Beaulieu et Annie Landry, conseiller syndical et conseillère syndicale à la FTQ, ont animé plusieurs ateliers pour permettre aux personnes participantes de mieux comprendre l’application du régime intérimaire en santé et sécu­rité et comment nos actions syndicales peuvent assurer une meilleure prévention dans nos milieux de travail.

Les contaminants et la prévention en SST

Agir en santé-sécurité c’est vouloir protéger la vie de nos collègues qui se rendent dans un milieu de travail afin de gagner leur vie. Pour y arriver, il faut prendre en compte tout le contexte qui est présent autour des bâtiments où s’effectue le travail et qui expose éga­lement les travailleurs et les travailleuses qui s’y pro­mènent. Ces derniers mois, nous avons vu l’importance de prendre en compte la présence de contaminants dans l’air à l’extérieur des établissements. Dans un contexte de prévention dans nos milieux de tra­vail, la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) couvre tous les lieux aux­quels les travailleurs et les travailleuses doivent accéder pour exercer leurs fonctions. Ce qui inclut la qualité de l’air à l’extérieur des bâtiments, puisque cet air est également un fac­teur d’exposition pour les personnes qui y travaillent ou qui y circulent. La LSST nous donne plusieurs outils pour obliger l’employeur à améliorer les conditions de l’air, à nous de les utiliser.

Pour faire suite aux dernières révélations dans les médias concernant les taux d’exposition anorma­lement élevés de plusieurs contaminants détectés dans des entreprises qui ont des exemptions du gou­vernement pour dépasser les normes établies, nous devons être proactifs. Il faut s’assurer que nos travail­leurs et travailleuses ne sont pas exposés à ces contami­nants qui ont un effet sur leur santé et aussi protéger les populations qui vivent autour de ces entreprises polluantes. En tant que syn­dicalistes, nous avons l’obli­gation morale de prendre en charge la santé et la sécu­rité de nos collègues et de nos communautés. Nous invitons donc toutes les personnes impliquées en santé et sécurité à s’assurer de la qualité de l’air autant intérieur qu’extérieur dans leur milieu de travail et également à rechercher la solidarité avec les commu­nautés, afin d’améliorer les conditions de vie de tous. Alors que nous avons accès en tant que travailleurs et travailleuses à des protec­tions légales fournies par la LSST, nous devons nous ral­lier à nos communautés qui ont parfois peu de moyens pour agir sur la qualité de l’air qu’elles respirent au quotidien.

Comme toujours, les employeurs seront rapides pour nous menacer de fer­meture si nous demandons des changements. Ce n’est pas nouveau. Il est grand temps que nous soyons solidaires pour préserver la santé et la sécurité de nos collègues et des familles qui vivent autour des indus­tries. Sinon, est-ce vraiment un emploi de qualité, si pour l’exercer, on doit empoison­ner des enfants, des familles et nous-mêmes?

Il est temps que ça change. Solidarité.