Un conte de fées ou un drame d’horreur

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Collaboration spéciale de Sonia Duchesne, DS et responsable du réseau, Réseau DS du CRFTQMM, deuxième vice-présidente, SEPB-578

On l’entend depuis le début de la pandémie. L’anxiété et l’angoisse des Québécois et des Québécoises ont augmenté de façon significative au Québec. Travaillant en milieu scolaire, j’ai été rapidement sollicitée pour de l’écoute active, de l’accompagnement et de l’aide en ce qui concerne les banques alimentaires.

J’ai dû également me mettre à la recherche de ressources pour des problèmes reliés aux dépendances, aux problèmes de violence conjugale, aux difficultés financières et au soutien en lien avec le suicide.

Face à un tel défi, j’ai dû augmenter mon rythme de travail, développer des mécanismes de défense pour me protéger, organiser mon télétravail, me rendre disponible sept jours sur sept pour aider le maximum de personnes, et ce, le plus vite possible.

Tout au long de ce parcours colossal, je me suis heurtée à des embûches telles que des ruptures dans l’approvisionnement des banques alimentaires, l’indisponibilité des médecins pour l’obtention de billet médical ou encore des délais d’attente pour des maisons de thérapie où certaines ont refusé l’admission de personnes habitant en zone rouge.

La fermeture et la réouverture des établissements scolaires, le questionnement et l’inquiétude au sujet de la rémunération, les nombreuses mises à pied, le fait de mettre sur pause notre vie sociale, de diminuer la quasi-totalité de nos loisirs et de réduire nos déplacements au minimum, tout cela nous a amenés à vivre péniblement notre solitude entre quatre murs et n’a fait qu’augmenter les problèmes en santé mentale.

Le soutien scolaire essentiel dans notre milieu est passé des « anges gardiens » lors de l’organisation des services de garde d’urgence aux « grands oubliés » du gouvernement.

Nous sommes à l’heure des négociations, un autre facteur de stress pour les travailleurs et les travailleuses de la fonction publique. Le mot « grève » fait peur, puisqu’il signifie perte de revenus.

Le personnel de soutien, ce sont des femmes, des hommes, des mères, des pères, des familles et des amis qui ont tous en commun la sécurité ainsi que la réussite des élèves. Même usés, nous, le personnel de soutien scolaire, avons le cœur bien accroché et la passion du métier.

Le compte à rebours est amorcé : tic-tac, tic-tac… M. Legault, vous avez le pouvoir de changer le cœur de notre histoire. La fin vous appartient.

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