[PHOTOS] 28 avril : Un jour de deuil à l’ombre du projet de loi no 59

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Des centaines de travailleurs et de travailleuses ont souligné la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail un peu partout au Québec. Des groupes de travailleurs et de travailleuses étaient au rendez-vous en Abitibi-Témiscamingue, au Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Estrie, Laurentides-Lanaudière, la Mauricie et le Centre du Québec, la Montérégie, l’Outaouais et le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Des rassemblements de plus grandes envergures se sont déroulés à Québec et à Montréal. 

La FTQ, la CSN et la CSD ont conjointement dénoncé le nombre de victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles. En 2020, on compte 173 décès. Les leaders syndicaux, les militants et les militantes ont honoré la mémoire des personnes qui ont payé de leur vie le fait de travailler ou d’avoir travaillé dans des milieux non sécuritaires. 

Ils ont pressé le gouvernement de modifier son projet de loi no 59 visant à moderniser la Loi sur la santé et la sécurité du travail pour qu’il protège réellement les travailleurs et travailleuses et prévienne enfin des tragédies de la sorte. 

« D’abord, nous tenons à exprimer nos plus sincères condoléances aux familles et aux proches des travailleuses et travailleurs qui sont décédés. Si nous sommes réunis devant l’Assemblée nationale, c’est par devoir de mémoire, mais aussi pour que les choses changent. Monsieur le ministre du Travail, Jean Boulet, vous avez la responsabilité de livrer une loi qui préserve la vie des travailleurs et des travailleuses ! Nous en avons ras le bol d’enterrer nos collègues de travail, nos conjoints, nos conjointes et nos enfants, parce que les employeurs privilégient l’intérêt économique au lieu de la vie humaine. Il est temps que ça change et le projet de loi no 59 tel que proposé aujourd’hui ne règle en rien les problèmes », ont déclaré le président de la FTQ, Daniel Boyer, le président de la CSD, Luc Vachon et la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Ann Gingras. 

Photos Normand Blouin et Eric Demers