La FTQ en campagne pour modifier le projet de loi no 59

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La FTQ demande au gouvernement d’apporter de sérieuses modifications ou, à défaut de le modifier, de réécrire au complet le projet de loi no 59. La FTQ a lancé une campagne pour sensibiliser la population et les élus à cet effet.

Dans le cadre de la commission parlementaire sur le sujet, le président de la FTQ, Daniel Boyer, a présenté le mémoire de la centrale mettant en lumière, auprès des membres de la commission et du ministre du Travail, les graves reculs du projet de loi. « Ce qui est sur la table met clairement en danger la santé et la sécurité des travailleurs et des travailleuses. En prévention, plusieurs absurdités nous font réagir. Par exemple, le projet de loi place les travailleurs et travailleuses manipulant des explosifs à faible risque de blessures. Même chose pour les travailleurs et travailleuses de la santé, alors que c’est dans ce secteur qu’il y a le plus d’accidents de travail. La catégorisation des secteurs à risque faible, dont la santé qui regroupe 73 % de femmes, perpétue ainsi la discrimination systémique dont les femmes sont victimes », a déclaré le président de la FTQ, Daniel Boyer.

La FTQ propose des solutions pour mieux protéger les travailleurs et travailleuses. Elle demande entre autres que les quatre mécanismes de prévention soient appliqués dans leur intégralité, soit un programme de prévention, un programme de santé, un comité de santé et sécurité du travail et un représentant à la prévention. En réparation, selon la FTQ, il faudrait s’assurer que tous et toutes aient accès de manière égale aux régimes d’indemnisation et de réadaptation, il faudrait aussi maintenir la prépondérance de l’avis du médecin traitant et le retrait préventif de la femme enceinte.

« Ce que nous propose ce projet de loi c’est un recul trop important pour se taire. Ce qui est sur la table viole l’esprit de la Loi sur la santé et la sécurité de travail adoptée en 1979 par le Parti québécois qui voulait que les travailleurs et travailleuses reviennent à la maison sur leurs deux jambes et en santé. Au Québec, entre 2015 et 2019, ce sont 485 038 hommes et femmes qui ont été victimes d’un accident de travail ou qui ont développé une maladie professionnelle et, de ce nombre, 1059 personnes sont décédées. On ne peut plus tolérer cela. Ce que nous propose le gouvernement de la CAQ et le ministre du Travail, c’est faire moins de prévention dans les milieux de travail et sabrer les programmes d’indemnisation et de réparation. Tout cela, c’est cautionner qu’il y aura encore plus de victimes. Monsieur le ministre, la FTQ vous dit “Nous avons des vies à sauver ! La santé à rabais : non merci », ajoute le président de la FTQ.

Vous pouvez visiter le site web de la campagne à l’adresse : www.sante-a-rabais.ca