Grève déclenchée chez ArcelorMittal

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Photo courtoisie

Les travailleurs et travailleuses d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord ont rejeté presque à l’unanimité la dernière offre de la compagnie. Du même coup, les syndiqués en ont profité pour déclencher une grève générale illimitée dans l’ensemble des installations sur la Côte-Nord. 

Les résultats des votes tenus laissent entrevoir le niveau de mécontentement à l’égard des offres patronales. Les travailleurs et les travailleuses de la mine de Mont-Wright et de Fire Lake ont rejeté l’offre à 99,6%. Pour le port et le chemin de fer, le résultat était de 99,4%. Pour le personnel de bureau de Port-Cartier et force protectrice, le rejet était à 97%. Pour le personnel de bureau de Fermont et force protectrice, le résultat était de 99%. Et finalement, pour l’usine de bouletage à Port-Cartier, c’était un vote de rejet à 99,4%.

Les sections locales représentant les 2500 travailleurs et travailleuses d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord réclament des augmentations sur le plan des salaires et des retraites, ainsi qu’au chapitre des primes pour la vie en territoire nordique.

Le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Dominic Lemieux, rappelle que des communautés entières sont organisées autour des activités de cette minière, autant à Fermont qu’à Port-Cartier. « Il y a du salaire, des conditions de travail, des primes en jeu. Mais il est aussi question du respect que cette multinationale a pour les travailleurs et les travailleuses, qui lui permettent d’engranger de généreux profits. La multinationale a beaucoup pressé le citron. Elle doit revenir à davantage de respect pour ceux qui rendent possibles ses profits », a souligné le directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux.