Éditorial – Pour une nouvelle mobilisation du monde syndical !

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Les travailleurs et les travailleuses du secteur public sonnent l’alarme. Photo Eric Demers

L’année 2022 sera chargée pour la FTQ et ses affiliées avec le recul progressif de la pandémie de la COVID-19, l’élection québécoise d’octobre, la reprise des négociations dans le secteur public et surtout la tenue du prochain Congrès en novembre.

À l’aube de cette année charnière, il faut bien sûr se rappeler du travail exceptionnel des travailleurs et travailleuses des réseaux de la santé, de l’éducation et des services sociaux qui sont au front depuis le début de la pandémie et de la mobilisation des affiliés qui ont répondu présents afin de proposer des solutions concrètes aux nombreuses problématiques reliées à la pandémie. Ces travailleurs et travailleuses ont maintenant besoin d’un répit bien mérité et qu’on leur témoigne notre reconnaissance pour les efforts qu’ils ont consentis pour notre mieux-être collectif. Nous avons tous en tête des exemples de gens qui ont fait une différence par leur courage, leur professionnalisme et leur sens de l’abnégation.

Contre toute attente, la situation internationale en Ukraine nous interpelle maintenant comme un conflit au dénouement incertain. Cette guerre et ses impacts humains sur la population ukrainienne viennent assurément assombrir une période qui s’annonçait pourtant favorable à une reprise de l’activité économique au plan mondial après deux années marquées par la pandémie. Comme citoyens et citoyennes, nous anticipons déjà ses effets sur la société et le monde du travail en particulier et nous souhaitons exprimer notre solidarité avec les populations qui sont aux prises avec ce conflit injuste. Nous devrons à nouveau redoubler de vigilance pour que les gouvernements proposent des mesures structurantes pour atténuer les effets indésirables du conflit et ses répercussions sur l’économie mondiale, phénomène qui chez nous au Québec prend la forme d’une hausse de l’inflation et de la baisse de pouvoir d’achat des travailleurs et des travailleuses.

Malgré les nuages à l’horizon, nos actions se poursuivent pour plus de justice sociale, plus de sécurité au travail, une société plus juste, plus verte et durable.

La fin de la pandémie entrainera vraisemblablement des bouleversements qui s’échelonneront sur plusieurs années. La centrale devra multiplier ses représentations afin de mettre le gouvernement en garde contre une fin abrupte du financement des mesures de soutien et de relance, autant en santé et services sociaux, en éducation, en enseignement supérieur que dans les autres ministères. Cette relance doit être accompagnée d’une stratégie industrielle ambitieuse qui doit tenir compte de la rareté de main-d’œuvre et des besoins à long terme des secteurs durement affectés par la crise de la COVID19 : hôtellerie, restauration, arts et culture, transport, etc. Les prochaines élections québécoises seront le prétexte idéal pour rappeler les valeurs qui nous animent et les propositions dont nous sommes porteurs. À ce chapitre, nous allons devoir nous mobiliser plus que jamais pour faire connaitre nos revendications. Tous et toutes, nous devrons être actifs auprès des candidats et candidates qui vont solliciter notre vote.

Déjà engagés dans nos réflexions sur l’avenir du syndicalisme, nous entendons continuer nos travaux vers les prochains états généraux sur le syndicalisme en examinant d’abord le fonctionnement de notre centrale, notre positionnement et nos façons de faire. Ce travail essentiel nous permettra ensuite de mieux nous outiller dans la réflexion plus large sur le syndicalisme et son avenir. Un thème qui sera au cœur du prochain Congrès.

Une fois de plus, nous aurons l’occasion de nous mobiliser et d’affirmer les valeurs que nous partageons !

Solidairement,

Daniel Boyer, président de la FTQ

Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ