Le syndicat de la Banque Laurentienne n’est pas à vendre!

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Archive FTQ. Phot Eric Demers

La direction de la Banque Laurentienne du Canada a offert 1,8 million de dollars au SEPB-Québec, à la présidente du SEPB-434, Julie Tancrède, et à sa vice-présidente, Sophie Drouin, en échange de leur inaction dans le processus de révocation de l’accréditation syndicale qui a été enclenché en décembre dernier. Une offre qui a été rejetée sur le champ par le syndicat.

C’est du moins ce que prétend, La Presse+, qui a mis la main sur des documents officiels prouvant l’existence d’une telle offre. La nouvelle a été publiée dans son édition du 13 février dernier.

Selon le quotidien, l’offre a été présentée le 5 janvier dernier dans le cadre d’audiences devant le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI). Le SEPB s’opposait alors à la mise à pied de la présidente et de la vice-présidente du SEPB-434 qui représente les 600 employés syndiqués de la Banque Laurentienne. L’offre prévoyait des montants de 650 000 $ pour Mme Tancrède et Mme Drouin afin de régler les plaintes de pratiques déloyales et des griefs de mises à pied et 500 000 $ au SEPB-Québec pour « rembourser ses frais juridiques ». Toutefois, dans les clauses de l’entente la BLC exigeait que « (…) le syndicat s’engage à ne déposer aucune objection en lien avec la demande en révocation » actuellement en cours.

« Dire que nous étions indignées est un euphémisme. Mais nous avons comme principe de ne pas commenter les offres que la Banque fait devant le CCRI, alors je vais vous dire la même chose qu’à La Presse, le syndicat n’est pas à vendre. On n’acceptera pas d’argent en contrepartie du droit des membres. On dénonce l’ingérence de l’employeur dans le processus depuis le début. La Banque n’a pas le droit de s’ingérer dans les affaires syndicales et doit se tenir à l’écart de toute question relative à l’accréditation », explique Julie Tancrède, présidente du SEPB-434.

Un autre processus de révocation

Le 4e processus de révocation en cinq ans enclenché par Jonathan Leclerc n’a rien de surprenant pour la direction du SEPB.

« On sait de qui ça vient. C’est le même individu qui a présenté des signatures falsifiées lors de la dernière tentative de désyndicalisation en 2018. Le CCRI a vu clair dans son jeu et il a rejeté la requête. Jonathan Leclerc s’acharne et il semble avoir des ressources illimitées. Il est toujours représenté par des avocats. Nous ne sommes pas dupes, nous savons qu’il est sponsorisé et nous savons par qui », explique Pierrick Choinière-Lapointe, directeur exécutif du SEPB-Québec.

Dans le cadre de cette 4e tentative de révocation, le CCRI a ordonné la tenue d’un vote qui devrait débuter dans les prochains jours.

« Nous sommes en contact avec nos membres régulièrement, les échos que nous avons sont très positifs. Nos membres sont intelligents, ils voient clair dans le jeu de Jonathan Leclerc et ils savent bien que le syndicat a à cœur leurs intérêts. Ensemble nous sommes plus forts et nos membres le comprennent », conclut Mme Tancrède.

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