Le respect à la dignité dans la différence : un devoir syndical

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Dans le cadre de la Semaine des personnes vivant avec un handicap, le Monde Ouvrier publie des témoignages de membres impliqués syndicalement dans le dossier.

Par : Alexandre Demers, membre Unifor du comité FTQ pour l’intégration des personnes vivant avec un handicap et coordonnateur SST de son unité locale.

J’ai commencé à travailler dans un environnement syndiqué en 2011, plus précisément dans le cadre d’une convention collective d’employé de bureau au service à la clientèle de Bell Canada.

Alexandre Demers, Unifor 6001

Mon implication dans le monde syndical a commencé il y a 8 ans comme délégué. Je me suis ensuite impliqué au comité local de santé et de sécurité du travail dans le but d’aider mes consœurs et confrères sur ces deux aspects du milieu de travail.

Étant une personne vivant avec des troubles de santé mentale, soit l’anxiété et la dépression, j’ai pu partager mes expériences personnelles avec les membres, ce qui me permet d’établir un dialogue franc et ouvert avec mes interlocuteurs lorsque l’occasion se présente. Plusieurs sont d’ailleurs surpris d’apprendre cette facette de ma vie privée. Ayant eu à faire face aux défis de l’incompréhension et de la stigmatisation, je considère être plus à même d’accompagner et de comprendre les enjeux auxquels sont confrontées les personnes que je rencontre.

En 2015, j’ai commencé mon implication au sein du comité des travailleuses et travailleurs ayant des incapacités (inCAPACITÉS) sous la guidance de Manon Camiré. Je l’ai ensuite remplacé l’année suivante à titre de président du comité au sein du Conseil québécois d’Unifor. Notre but premier est de faire tomber les barrières liées aux préjugés.

Nous nous devons, toutes et tous, de promouvoir l’accès et le maintien en emploi des personnes qui, de naissance ou encore à la suite d’un accident ou un évènement, apprennent à fonctionner avec des séquelles temporaires ou permanentes.  Surtout, il est essentiel de mettre l’accent sur la capacité des gens et leurs apports positifs dans l’environnement de travail.

Nous devons veiller au respect et à la dignité dans la différence, c’est notre devoir, notre obligation syndicale!