La FTQ demande à la direction de la Banque Laurentienne de se mêler de ses affaires

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En conférence de presse avec les représentants syndicaux du SEPB-Québec (Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau) et le président de la FTQ ont déploré le comportement antisyndical de la Banque Laurentienne. Selon les représentants syndicaux, la Banque serait une fois de plus derrière cette campagne de désyndicalisation. « C’est le cumul d’une succession d’actions inacceptables, illégales et indignes de la part de l’institution et de leurs dirigeants », selon les leaders syndicaux.

Un article récent d’un quotidien montréalais a révélé que la direction de la banque a été impliquée de près dans les tentatives de révocation de l’accréditation syndicale. Rappelons que la loi interdit aux employeurs de s’impliquer dans ce processus.

« Ce n’est pas la première fois qu’on constate l’ingérence de la Banque Laurentienne. Les dirigeants devraient gérer la banque et lâcher les affaires syndicales », affirme Daniel Boyer, président de la FTQ.

« Nos membres se sentent menacés et intimidés, ils sentent que s’ils s’affichent en faveur de conserver leur syndicat ils seront persona non grata au sein de l’entreprise. La preuve en est qu’ils sont toujours nombreux à signer la demande de révocation, mais quand vient le temps de voter à scrutin secret, ils choisissent largement de conserver le SEPB-434 parce qu’ils savent que c’est la meilleure option pour eux », affirme Julie Tancrède, présidente de la section locale SEPB-434, qui représente quelque 600 membres à la BLC.

La direction de la Banque Laurentienne refuse de reconnaitre l’existence du syndicat et refuse toutes les demandes de rencontres.