COP26 – Au jour le jour, 9 novembre 2021

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Crédit : Sami Dellah

Une journée bien remplie attendait les délégués en ce 10e jour de la COP. Une rencontre avec les équipes syndicales internationales a eu lieu en matinée suivie par une rencontre avec le Réseau action climat canadien (CAN Rac) où il s’est décidé de coordonner une sortie commune sur la présence des groupes de lobby pétrolier qui tenaient une conférence de presse aujourd’hui à la COP. Ils ont pour mandat de faire valoir les produits pétroliers comme une solution d’avenir pour lutter contre la crise climatique.

« La présence du lobby pétrolier à cette COP est d’une arrogance inouïe. C’est insultant de les voir essayer de vendre leur pétrole comme une solution à la crise climatique. Non seulement c’est honteux, cette présence s’inscrit en complète opposition de l’objectif même de cette COP de prévenir l’élévation des températures 1,5 degré. À la FTQ, on aimerait plutôt les voir à la table de discussion avec les travailleurs et les travailleuses pour déterminer le plan de sortie de cette industrie et assurer une transition qui soit juste pour ceux et celles qui y travaillent », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc, dans un communiqué signé par plusieurs groupes dont Équiterre, Environmental Defence Canada et CAN Rac.

Une rencontre entre la sénatrice Rosa Galvez et le groupe de syndicalistes canadiens a eu lieu en après-midi. Un membre de la délégation FTQ a partagé son intérêt à voir une taxation verte aux frontières pour les matériaux de construction venant de l’étranger. Une solution qui permet de produire localement des matériaux moins polluants, ce qui représente une économie considérable de GES générés par le transport et qui a comme effet la création d’emplois de qualité à proximité.

Mme Galvez a pour sa part partagé ses trois priorités dans le dossier climatique : mettre fin aux énergies fossiles, assurer une transparence en ce qui concerne les subventions gouvernementales et, finalement, trouver une sortie pour les gouvernements au cercle vicieux du financement des industries polluantes. Elle souhaite coconstruire avec le mouvement syndical une réponse aux propositions du gouvernement pour intégrer une place pour les travailleurs et les travailleuses dans une éventuelle législation canadienne. Les syndicats lui ont dit vouloir que ce projet de loi soit négocié et écrit conjointement avec les eux.

Sur les enjeux spécifiques à l’Accord de Glasgow, les travaux trainent en longueur selon les syndicats à la table de négociation sur l’Article 6. L’objectif : y insérer le concept de transition juste et ses mécanismes, mais on leur bloque le chemin.

À travers ces rencontres, les délégués ont pris part à différents événements, notamment sur l’éducation et le besoin urgent d’un monde durable, une plénière sur les bourses du carbone, une présentation aux Dialogues québécois pour le climat et plusieurs autres panels et discussions.

La délégation de la FTQ à Glasgow est composée du secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc, ainsi que plusieurs membres des syndicats affiliés de la FTQ, dont le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB), le Syndicat des Métallos et le Syndicat des travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC).

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